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Des oiseaux de mauvais augures

Des oiseaux de mauvais augures - Margaret Marlow

J'adore la mer. Je pourrais passer toute ma vie à la plage. J'aime l'air frais qu'on y respire et la brise qui adoucit nos stress et calme nos nerfs. Souvent, quand je me fâche, la seule envie qui me prend est de partir, m'éloigner dans le temps et dans l'espace. Ainsi, mon esprit voyage également et j'oublie l'espace d'un instant, les évènements fâcheux de la journée. Je passe la plupart de mes vacances au bord de la mer. Je ramasse des coquillages, j'aide ma petite-fille à construire un château de sable. Elle est tout à fait comme moi, plus d'une fois, elle a demandé qu'on reste pour toujours là-bas. Il faut dire que les quelques jours de détentes qu'on y passe, ne suffisent pas pour apprécier toutes les beautés de cet endroit. On en tire donc profit à chaque journée. Nous ne sommes pas vraiment du genre à être scotché sur une place pour s'offrir un bronzage sous le soleil. Ce qu'on préfère, c'est faire la course, marcher le long du rivage comme si on pouvait en trouver le bout. Quand on vient avec des familles ou des amis, on emmène des ballons pour se faire un petit match de volley. Comme je ne suis pas très douée, c'est souvent moi qui veille sur les enfants pendant que les autres s'amusent. Je me réjouis de chaque seconde que je passe avec eux. Notre train de vie au quotidien ne nous offre pas tellement le temps de s'amuser ensemble et je sais que des fois, ça fait souffrir les enfants. Non loin de là, se trouve la ruine d'une tour, j'y suis allée 5 ou 6 fois pour admirer la vue. Un jour que je me trouvais en haut de la tour, j'ai pu percevoir au loin des oiseaux qui s'amusaient dans le ciel. Ils volaient en groupe. C'était plus que magnifique. Je les ai pris en photo, ils faisaient des modèles incroyables. On aurait dit qu'ils savaient comment faire pour attirer le regard. Quand ils furent tous partis, je me suis précipité pour en tenir part aux autres. J'ai trébuché et je me suis fait mal à la cheville. Durant le reste du temps, j'ai dû rester sur place, car mon pied me faisait un mal de chien. J'ai presque regretté de ne pas être à la maison avec le chauffage qui tombe toujours en panne et le bruit horrible que faisaient les voisins durant leur drainage.

 

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Margaret Marlow est une blogueuse montréalaise née le 8 janvier 1954. Son premier blog fut publié au début des années 2000, créa un buzz et attira plusieurs milliers de lecteurs. Son expérience, mais aussi sa polyvalence ont intrigué les blogueurs et journalistes web. Aujourd'hui, elle est invitée à bloguer sur divers sujets partout sur la toile.